Il est définitivement acquis que j'aime les rochers.
Et s'il est un point commun entre le Finistère et le Massif Central, c'est bien celui là ! Nouveau récit de voyage donc, embarquement immédiat pour le Puy de Dôme... du côté d'Aydat, Murol, ou Besse...
Mercredi : Départ 9h. La route est longue mais tranquille, je débarque en terre auvergnate sur les coups de 13h, le premier panneau indicateur venu guide mes
pas roues vers le Puy de Dôme, col de Ceyssat. Mon insouciance de jeune randonneuse me persuade que je peux sans problèmes escalader
la face nord le chemin des muletiers. Mais une demi-heure de rudes efforts, de lutte entre mes muscles de championne du monde de chaise de bureau, mon cœur de nourrisson, et mes poumons asthmatiques auront raison de mon enthousiasme primaire. A regret, je préfère abdiquer, redescendre, et espérer ne pas avoir trop puisé dans mes réserves pour assurer les ballades prévues les jours suivants... .
Jeudi : Réveil 7h30. Au menu aujourd'hui, l'ascension du Puy de Pariou (savez... celui de Volvic...). Le sentier de randonnée contourne d'abord le Puy, offrant une vue magnifique sur le Puy de Dôme, puis démarre l'ascension. Cette fois, pas question de tourner les talons, j'irai au bout. Trois heures plus tard, après un petit tour au fond du cratère et la descente en sous-bois, me voici affamée en quête d'un restaurant pour reprendre des forces. L'après-midi est consacré à la visite du Château de Murol, un brin décevant, j'avais un souvenir magique de ma première visite il y a bientôt 20 ans... mais là, franchement, ça ne mérite pas le prix du ticket d'entrée... d'autant qu'en plus, c'est pris d'assaut par les touristes, ce qui gâche terriblement la visite (enfin, si on peut appeler ça une visite !). Fin de soirée consacrée à la recherche d'une... station essence. Je ne pensais pas qu'il pouvait encore être si difficile de faire boire sa monture dans une région française... les puys sont nombreux, mais ceux de pétrole très rares en Auvergne, qu'on se le dise !
Vendredi : La fatigue commence à se faire sentir, la randonnée ce matin est prévue dans la
vallée de Chaudefour. Une alléchante "ballade des crêtes" de 6 heures me tend les bras, mais la raison (et les muscles endoloris) l'emportent, je me "contenterais" d'une ballade au fond de la vallée. Partie tôt le matin (9h30, randonneur confirmés, pardonnez-moi cet abus de langage...), j'atteins seule le terme du sentier, et m'installe pour une petite demi-heure de contemplation, à gauche, l'entrée de la vallée, en face, la cascade, à droite, les parois abruptes qui encerclent la vallée. Avec pour seuls bruits parasites, le vent dans les herbes, le bourdonnement des insectes, le craquement des branches, et quelques chants d'oiseaux. Le bonheur à l'état pur. Rejointe ensuite par une autre randonneuse, j'entame le chemin du retour, sidérée par le nombre de congénères alors à l'assaut de la montagne en sens inverse, à cette heure tardive de la matinée... qui m'aurait dit un jour que je serais suffisamment matinale pour échapper à la foule !

Petit passage éclair à Saint Nectaire pour la pause déjeuner, où je
déguste m'empiffre d'une succulente foudue au... Saint-Nectaire, tiens ! (en photo ci-contre siouplait !). Rapide visite de l'église... puis après-midi shopping à Besse : Saint Nectaire, Fourme d'Ambert, brioche de tome... Epuisée par ces trois jours, je file m'affaler dans ma chambre d'hôtel... avant le grand et éprouvant départ samedi (j'ai bien cru ne pas revenir tellement ce fut long, j'ai ma dose de conduite pour quelques temps je crois !).
Un voyage qui débute une nouvelle rubrique sur ce blog : "Randonneuse du dimanche", affaire à suivre donc, j'ai vraiment une vie trépidante !