Miss Celie's blog

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Randonneuse du dimanche

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dimanche 11 juillet 2010

Etape n°5 (bah quand même...) : Lusignan

Et là, vous allez me dire que je sais plus compter, puisque la dernière étape, c'était la 3... sauf que j'ai fait une rando dans les Pyrénées, que je n'ai pas détaillée sur ce blog, mais c'est la n°4, au Cap Nestès. (pour quelques photos, c'est ici)

Bref, revenons à nos moutons, Lusignan, et le sentier de Mélusine.

Une fois n'est pas coutume, je n'ai aucune photo. Pourquoi ? Non, je ne fais pas la gueule (même si je suis de mauvaise humeur...), pas de panne d'appareil électronique (visiblement la poisse de ce côté-là me laisse quelque répit...), mais simplement beaucoup de mal en ce moment avec mes connexions neuronales, ce qui a abouti à cet oubli malencontreux.
J'avais déjà eu beaucoup de mal à me motiver pour sortir, alors quand je me suis rendue compte du "drame", je me suis dis que revenir sur mes pas serait condamner définitivement cette promenade dominicale. J'ai donc poursuivi ma route, et après avoir oublié d'enfiler mes chaussures de rando, puis oublié ma carte dans la voiture, puis ignoré les nuages sombres et les quelques gouttes qui commençaient à tomber, j'étais enfin prête à marcher...
Et j'ai bien fait de braver toutes ces embuches, c'est une promenade bien agréable et fraîche (presque toujours en sous-bois) en cette période de chaleur, le seul inconvénient étant l'abondance de bestioles de toutes sortes. Mais j'ai été forte et courageuse, et je suis sortie vivante ;) de ces 9 petits kilomètres, sans presque avoir mal aux jambes.

dimanche 25 avril 2010

Etapes n°3 : Lathus, lac de Vassivière

Je me l'étais promis depuis longtemps, il tombait à pic pour retrouver mes esprits, alors départ pour un we coupée du monde.

Première escale à Lathus samedi, une rando de 15 kilomètres (4 heures... ça commence à être long). Un très agréable soleil, un coin qui vaut le détour. Des rencontres diverses et variées : moutons, jards, coqs, chiens, serpents... et cerise sur le gâteau, j'ai même croisé la fameux robot de la lune de Wallace et Gromit !! (cf. photo de gauche)

Je me suis fais super mal aux jambes... les muscles ça va, mais les tendons, ou les ligaments (j'y connais rien en anatomie), ben ça a tiré dessus grave. Je suis pas encore prête pour les randos de plus de 20 kilomètres, moi, je vous le dis. Sans compter, les échauffements aux pieds... nous sommes vraiment peu de chose.

Le repos de la guerrière à Limoges est plus que mérité. Malgré la fatigue, quelques insomnies, et surtout des rêves étranges... ou du moins, qui font remonter des souvenirs...

Dimanche, journée glandouille, j'oublie le monde et la civilisation au bord du lac de Vassivière. Le tour de l'île de Vassivière (5 km tout de même avec les jambes en vrac) avec de très longues pauses dorade on ne peut plus solitaires à écouter le vent, les oiseaux et le clapotis de l'eau. Et se dire que ça fait vraiment du bien de ne plus penser, de ne pas avoir de compte à rendre, d'avoir un vrai moment pour soi, et vraiment uniquement pour soi, bien égoïstement, une fois par an.


Lathus

Lac de Vassiviere
J'y ai retrouvé le calme et la sérénité.

vendredi 16 avril 2010

Etape n°2 : Le puits d'enfer

khbhjConviée depuis un moment à venir découvrir ce petit coin de la Région près de St Maixent, j'ai profité d'un trou dans mon emploi du temps le we dernier (ils ne sont pas très nombreux en ce moment) et d'une journée ensoleillée pour aller marcher par là-bas avec mes hôtes Deux-Sévriens.

De la marche oui, enfin, limite de l'escalade. J'avais la chance d'être bien équipée avec mes grosses chaussures de randonnée, et pourtant le parcours ne fut pas toujours d'une aisance absolue. Une nouvelle confrontation avec mon vertige chronique, surmonté --pourtant difficilement-- une fois de plus.

L'endroit est vraiment agréable. Des cailloux, de l'eau des arbres... mais visiblement trop fréquenté pour moi aux beaux jours.

Oui, je suis une ourse, un problème avec ça ?? ;)

Une très bonne surprise en tout cas, je ne pensais pas que  Poitou-Charentes comptait en dehors de la côte quelque endroit susceptible de devenir destination de méditation pour les besoins de changement d'air incontrôlés. Une adresse à retenir donc.

Car je sens poindre depuis quelques jours le vif besoin d'aller voir ailleurs.

dimanche 21 mars 2010

Etape n°1 : Chauvigny

Reprise de l'entraînement. L'Auvergne m'attend cet été, et avec elle, le défi de marcher 7 heures le long des crêtes.

Alors je profite du premier rayon de soleil du printemps pour enfiler mes équipements de rando et repartir à travers champs.

Premier tour de chauffe à Chauvigny. Pas de côtes, huit petits kilomètres, deux petites heures. Rien de bien méchant, et je sens pourtant que l'hiver a bien engourdi mes muscles. Je redécouvre la tranquillité des ces escapades dans la nature, le bien-être qu'elles procurent.

Après les deux semaines agitées que je viens de vivre, ce petit moment face à moi-même, hors du temps, emplis de quiétude fut un véritable bonheur !

Le pays chauvinois est un véritable parc animalier : chevaux, ânes, poules, coqs, oies, chiens, lapins... mais pas de moutons ! ;)

dimanche 27 septembre 2009

Etape n°7 : Ligugé

Déjà plus d'une semaine passée sans marcher. Je décide donc de consacrer une partie de mon we à me dégourdir un peu les jambes. L. propose de m'accompagner, je cherche donc une ballade tranquille proche de Poitiers. Ce sera Ligugé.

Ca a beau n'être qu'à 10 minutes de Poitiers, je n'y ai jamais mis les pieds, d'autant que je me souvienne. Et j'ai eu tort. D'une part parce que le bourg est très sympathique, (peut-on ne pas citer l'abbaye ?), mais également parce que les alentours boisés et autres rives du Clain sont magnifiques. 10 km à un rythme tranquille, avec pause au bord de l'eau, à travers des paysages étonnamment différents d'une portion à l'autre du parcours.

Et surtout, longtemps à proximité de la voie ferrée. Des arbres, de l'eau, des trains, rien que du bonheur !

Et devinez qui j'ai croisé sur les chemins forestiers ???? Jeff Britt, venu de Bretagne me faire un petit coucou !! Quel voyageur ce Jeff, il faut croire qu'il fait partie de la famille des limaces migratrices.

lundi 14 septembre 2009

Etape n°6 : Vouneuil-sur-Vienne

Cette semaine, je me reprends en main.

Après une semaine de repos, je suis en pleine forme pour tenter une nouvelle aventure de 14 km autour de Vouneuil-sur-Vienne. D'abord, les rives de la Vienne, ensuite la réserve naturelle du Pinail, c'est ce que j'ai préféré, même si je suis restée en lisière. Une nouvelle étape historique sur mon parcours du jour : la bataille de Poitiers (732). Là encore, pas la moindre trace de sang séché... mais un joli drapeau (j'espère qu'il est d'époque au moins ;) ) !

J'aurai aimé que ma semaine d'inactivité me transforme en athlète-de-haut-niveau-qu'à-pas-mal-aux-jambes, mais je dois me rendre à l'évidence, le miracle ne s'est pas produit. J'ai en ce moment même la sensation que mes cuisses ont doublé de volume. Je commence à penser que marcher toute une journée est un objectif bien trop ambitieux pour moi.

J'ai aperçu ici et là quelques pieds de bruyères en fleur qui m'ont fait penser à ma chère Bretagne... bientôt peut-être...

lundi 7 septembre 2009

Etape n°5 : Nouaillé-Maupertuis

Après la rando de mercredi, j'avais décidé de faire, disons, une petite balade "d'entretien" courte et facile. Et j'ai bien fait, parce que mes jambes m'ont très vite rappelé à l'ordre après le départ. 9 km donc, dans la banlieue de Nouaillé. Comme pour Saint-Benoit, on reste très près de la civilisation, traversée de routes passagères, nombreux kilomètres sur du bitume. Mais le bourg est lui très joli, avec une charmante forêt attenante pour aller se balader le dimanche en famille (si, si, je vous jure, ça pullule).


J'ai fait une pause sur le champ de bataille. Quelle déception, il reste même pas un petit cadavre ou une petite épée qui traîne...

Et parce que je garde un très bon souvenir des premiers spectacles nocturnes itinérants (doit bien y avoir 10 ans maintenant), un lien utile si vous planifiez déjà vos sorties de juin 2010...

jeudi 3 septembre 2009

Etape n°4 : Parthenay

Etape découverte de la gâtine, du bocage parthenaizien (oui, je sais, y'a une faute !), en réponse à une invitation lancée sur ce blog. Approximativement 15 km. Que dire sinon qu'on était pas parti pour faire autant mais que l'enthousiasme de la jeunesse, et les balisages un peu foireux de la sortie de Parthenay ont considérablement allongé la durée (et par là même, la distance) de la balade.

Je crois que mes cuisses ont un peu de mal à encaisser d'affilé un cours de chi-ball mardi et une rando de 15 km mercredi. Je vais pê investir dans un fauteuil roulant pour espérer survivre à la journée de demain ;) !!


Côté paysage, c'est sympa, y'a des petits étangs à tous les coins de haies, et des animaux partout : vaches, oies, canards et... moutons. A ce propos, je fais appel à tous les sages et érudits qui lisent ce blog : pourquoi autant de moutons dans cette région ? Les deux-Sèvres sont-elles le réservoir de viande à kebab de la France, possèdent-elle une spécialité de fromage de brebis qui m'aurait été trop longtemps camouflée, une filière industrielle de pure laine vierge florissante ou, comme me le suggère mon hôte du jour, est-ce simplement parce que le mouton est une tondeuse pratique et économique ???

dimanche 30 août 2009

Etape n°3 : Saint-Savin

Retour donc un an plus tard à Saint-Savin. Ballade de 11 km assez sympathique. Quelques passages peu agréables sur route ou en agglomération, mais un vrai moment de bonheur dans la vallée de la Gartempe, sur et sous une ancienne voie ferrée.
Je redécouvre avec ces marches les merveilles de la nature : les grappes de mûres monstrueuses dans les ronces, les écureuils qui gambadent dans les branches des arbres et les lapins qui fuient dans les chemins. Bon, pis des serpents et des insectes aussi, et ça j'aime beaucoup moins... mais qu'importe, ça a le mérite de soigner mes phobies !!



Et Saint-Savin.
Une abbaye toujours aussi magique qui donne bien belle allure aux rives de la Gartempe (prises d'assaut par les touristes de passages pour leur pique-nique).
A noter le débarquement des cars de touristes en début d'après-midi sur la place du village qui procure le sentiment peu engageant de se trouver sur un parking de grand parc d'attraction.

mercredi 19 août 2009

Etape n°2 : Coussay

Après un rapide passage par Parthenay samedi soir, un dimanche inutile, je suis de nouveau motivée lundi pour parcourir les sentiers. La destination retenue cette fois-ci est Coussay, près de Mirebeau. J'ai choisi cette ballade parce que la durée et le nombre de kilomètres me paraissaient les plus appropriés. J'avais un peu peur des paysages que je risquais de trouver là-bas, mais emportée par mon enthousiasme (probablement temporaire) pour la randonnée, je m'élance telle une antilope pour 15 km à travers... les champs de maïs et de tournesol !! Sincèrement, c'est pas beau par là, c'est plat, c'est agricole, il fait chaud, y'a pas d'ombre, et les sentiers forestiers du parcours ont été condamnés par l'autochtone, me contraignant à empreinter les routes en asphalte chauffées à blanc.
Résultat des courses, 15 km sous le cagnard, tout ça pour apercevoir deux petits malheureux châteaux, ça fait cher en sueur du kilomètre ! J'ai terminé à l'arrache, les jambes et les pieds ravagés, les épaules et le visage cramés, par le tour du château de Coussay, fort sympathique au demeurant.

Une journée de courbatures plus tard, je suis presque d'attaque pour repartir, mais pas dans ce coin là, il me faut des arbres et de l'eau, sinon, je tiendrais pas l'entraînement.

vendredi 14 août 2009

Etape n°1 : Saint Benoit

Je suis dans une période "Madeleine de Proust". Non contente de me replonger avec délectation dans la musique qui a bercé (?) mon adolescence, la destination de mon premier entraînement m'a conduite à Saint Benoit, sur les traces de mes souvenirs d'enfance. Quand, petite fille, j'entrais dans la gare de Saint Benoit, qui sentait cette odeur si particulière de vieux plancher, je jouais alternativement au chef de gare et aux clients avec les composteurs, quand j'attendais sur le quai le passage des corails à pleine vitesse, je regardais avec des grands yeux mon père manipuler les aiguillages ou siffler le départ du train le képi sur la tête.

Le sentier de randonnée m'a emmenée par les petits sentiers qui longent le Clain, j'ai découvert de très joli coins. Mais je devrais trouver des randonnées dans des villages plus tranquilles pour les prochaines fois, parce que je déteste marcher en ville, et rallonger la distance, parce que la durée de la ballade affichée était de 3 heures et même en prenant mon temps, avec des pauses casse-croute (pâtes de fruits pour sportif, le goût des courses cyclistes), j'ai pas dépassé les 2h30. Une athlète de haut niveau, moi je vous dit !

En passant au dessus de la gare par le viaduc, j'ai attendu le passage d'un TGV, et pour la première fois depuis très longtemps, j'ai entendu le cliquetis des caténaires qui s'entrechoquent dans le silence de l'après-train.

Parée pour l'entraînement !

Puisque j'ai décidé de partir à l'assaut des routes et chemins de France sur mes deux jambes, il fallait bien commencer par quelque chose.
J'ai donc investi quelques euros dans 3 topo-guides pour orienter mes pas en Poitou-Charentes. Je démarre aujourd'hui avec une balade nostalgie sans grande difficulté, histoire de me mettre le pied à l'étrier à la chaussure de randonnée.
J'irai probablement trainer dans quelques jours à la découverte du territoire qui m'a accueilli pendant 5 ans et que je n'ai jamais pris le temps de sillonner.

Pis si je me débrouille bien, pê même j'irai voir l'océan.

dimanche 2 août 2009

Un petit goût de Bretagne, la mer en moins !

Il est définitivement acquis que j'aime les rochers.

Et s'il est un point commun entre le Finistère et le Massif Central, c'est bien celui là ! Nouveau récit de voyage donc, embarquement immédiat pour le Puy de Dôme... du côté d'Aydat, Murol, ou Besse...


Mercredi : Départ 9h. La route est longue mais tranquille, je débarque en terre auvergnate sur les coups de 13h, le premier panneau indicateur venu guide mes pas roues vers le Puy de Dôme, col de Ceyssat. Mon insouciance de jeune randonneuse me persuade que je peux sans problèmes escalader la face nord le chemin des muletiers. Mais une demi-heure de rudes efforts, de lutte entre mes muscles de championne du monde de chaise de bureau, mon cœur de nourrisson, et mes poumons asthmatiques auront raison de mon enthousiasme primaire. A regret, je préfère abdiquer, redescendre, et espérer ne pas avoir trop puisé dans mes réserves pour assurer les ballades prévues les jours suivants... .

Jeudi : Réveil 7h30. Au menu aujourd'hui, l'ascension du Puy de Pariou (savez... celui de Volvic...). Le sentier de randonnée contourne d'abord le Puy, offrant une vue magnifique sur le Puy de Dôme, puis démarre l'ascension. Cette fois, pas question de tourner les talons, j'irai au bout. Trois heures plus tard, après un petit tour au fond du cratère et la descente en sous-bois, me voici affamée en quête d'un restaurant pour reprendre des forces. L'après-midi est consacré à la visite du Château de Murol, un brin décevant, j'avais un souvenir magique de ma première visite il y a bientôt 20 ans... mais là, franchement, ça ne mérite pas le prix du ticket d'entrée... d'autant qu'en plus, c'est pris d'assaut par les touristes, ce qui gâche terriblement la visite (enfin, si on peut appeler ça une visite !). Fin de soirée consacrée à la recherche d'une... station essence. Je ne pensais pas qu'il pouvait encore être si difficile de faire boire sa monture dans une région française... les puys sont nombreux, mais ceux de pétrole très rares en Auvergne, qu'on se le dise !

Vendredi : La fatigue commence à se faire sentir, la randonnée ce matin est prévue dans la vallée de Chaudefour. Une alléchante "ballade des crêtes" de 6 heures me tend les bras, mais la raison (et les muscles endoloris) l'emportent, je me "contenterais" d'une ballade au fond de la vallée. Partie tôt le matin (9h30, randonneur confirmés, pardonnez-moi cet abus de langage...), j'atteins seule le terme du sentier, et m'installe pour une petite demi-heure de contemplation, à gauche, l'entrée de la vallée, en face, la cascade, à droite, les parois abruptes qui encerclent la vallée. Avec pour seuls bruits parasites, le vent dans les herbes, le bourdonnement des insectes, le craquement des branches, et quelques chants d'oiseaux. Le bonheur à l'état pur. Rejointe ensuite par une autre randonneuse, j'entame le chemin du retour, sidérée par le nombre de congénères alors à l'assaut de la montagne en sens inverse, à cette heure tardive de la matinée... qui m'aurait dit un jour que je serais suffisamment matinale pour échapper à la foule !

Petit passage éclair à Saint Nectaire pour la pause déjeuner, où je déguste m'empiffre d'une succulente foudue au... Saint-Nectaire, tiens ! (en photo ci-contre siouplait !). Rapide visite de l'église... puis après-midi shopping à Besse : Saint Nectaire, Fourme d'Ambert, brioche de tome... Epuisée par ces trois jours, je file m'affaler dans ma chambre d'hôtel... avant le grand et éprouvant départ samedi (j'ai bien cru ne pas revenir tellement ce fut long, j'ai ma dose de conduite pour quelques temps je crois !).

Un voyage qui débute une nouvelle rubrique sur ce blog : "Randonneuse du dimanche", affaire à suivre donc, j'ai vraiment une vie trépidante !