Miss Celie's blog

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lundi 30 août 2010

Fin de mue

Avec la fin de l'été s'achève la mue de mon appartement.

Bureau remplacé, bibliothèque, écran d'ordinateur, chaise de bureau itou.

Grand tri presque fini (encore quelques petits monticules de choses diverses que j'ai du mal à ranger, jeter ou classer, il va pourtant falloir que je m'y colle...), reste un tour à la déchetterie pour rendre définitivement à l'appart son habitabilité optimale.

 Je re-respire après avoir passé plusieurs semaines avec un sentiment d'oppression. Et ça fait du bien. D'autant que je suis assez contente de ma nouvelle installation.

Et comme si Anastasia se sentait elle aussi de nouveau bien chez elle, elle étire une longue nouvelle branche où se prépare un bouton.

Il me suffit à présent de combler les vides de mon emploi du temps "scolaire" avec une multitude de projets, pour éviter les affres de l'esprit vagabond et des réflexions trop intenses sur la vie. Et si j'en crois le taux de remplissage de mon mois de septembre, l'objectif est visiblement atteint.


jeudi 19 août 2010

C'est vrai qu'il y a du laisser aller...

... alors je me suis fait tirer les oreilles. Par Le Petit Pois. Parce que la mise à jour de ce blog est en mode décalé.

Alors je m'exécute.

Y'a eu des soirées bizarres (et leur lot de surprises plus ou moins bonnes), des matchs d'impro extras, des côtes de bœuf délicieuses et arrosées (voire délicieusement arrosées)...

Pis y'a eu l'étape n°6 : Lussac-les-Châteaux

riviere.jpg

ane.jpgC'était avec Isabelle. C'était le lendemain de la côte de bœuf. Autant dire que j'avais mon aller-retour pédestre et en partie nocturne voiture-domicile de la veille dans les pattes, et que la randonnée n'a pas été de tout repos. On a en plus pas été aidée par les éléments extérieurs, la SNCF ayant eu la bonne idée de condamner un passage sur les voies entre l'édition de mon topo-guide et ladite journée. On a donc fait un petit crochet de pas loin d'un kilomètre pour se remettre sur les rails (humour... je suis vraiment trop tordante comme fille !).

Après on s'est fait attaquer par un animal autochtone sauvage... merci aux barbelés.

Et pour se remettre de nos efforts, on a fini par un repas de tapas bien mérité.

Depuis ? ben je vide les armoires, j'entasse, je mesure, je compte, j'achète, je vends, je monte ma bibliothèque, j'escalade les tas et les meubles pour passer d'une pièce à l'autre, j'ai hâte que la mue s'achève !

Puis, évènement assez rare pour être souligné, j'ai découvert qu'il existe à Poitiers UN petit commerçant sympathique. Non, parce que ça court pas les rues par ici... y'a qu'à voir les serveurs de la Serrurerie... Un commerçant souriant, qui se plie en 4 pour trouver des solutions, qui te connait pas mais qui a bien conscience que si tu repars satisfait, y'a des chances que tu reviennes. Pas du genre qui te voit rentrer pour la première fois dans son magasin avec un air patibulaire de "keskelfoulacellajeléjamévu keskelmeuveu roue.jpgmanquerait plus qu'elle m'achète (attention accent poitevin) keukchose  en plus cette kone" qui ferait fuir même la plus militante anti-grande surface... Alors c'est où ? je sens bien que le suspens est insoutenable... c'est "Toques en herbes" en centre ville... bon, d'accord, faut avoir besoin d'ustensiles de cuisine...

Enfin, hier petite sortie à la Carrière de Normandoux. Un bien bel endroit -j'ai décidément un faible pour les réhabilitations de friches industrielles- avec une ambiance particulière.

carriere.jpg

Ça continue à aller plutôt pas mal... c'est chouette...

jeudi 12 août 2010

Du mouvement dans l'immobilité

Le temps est passé très vite, je n'ai rien écrit depuis un moment, et j'ai pourtant l'impression que c'était hier.

S'il existe encore des personnes qui suivent ce blog, les nouvelles sont paradoxalement plutôt bonnes.

Fin des vacances, et je dois bien dire que je n'en suis pas fâchée. Si je ne suis plus totalement maître de mon emploi du temps, j'ai du moins l'esprit bien occupé, ce qui n'est pas sans jouer sur mon moral qui voit de nouveau la tendance à la hausse. Pour combien de temps... bref.. ne boudons pas notre plaisir.

Avec le boulot, je réenclenche des mécanismes de projets, et de valorisation, rien de tel qu'un entretien professionnel qui se passe bien pour donner du punch.

Du coup, ça va bouger dans mon intérieur, nouveau coin bureau en chantier, je bazarde et réinvestit...

J'ai aussi commencé à chercher mes activités pour l'année prochaine. En plus du théâtre, je pense m'essayer à un atelier d'écriture.

Tout ça, et puis les soirées avec les amis, ça fait du bien au mois d'août...

dimanche 25 juillet 2010

Zolie ouature

ouature.jpg

J'en connais qui frissonnent à la simple évocation d'un bruit de moteur... mais ce n'est pas mon cas. Moi, j'ai une voiture, que j'apprécie parce qu'elle m'emmène là où j'ai envie d'aller... je suis totalement hermétique à toute passion mécanique.

Et pourtant.

J'ai eu l'occasion de faire une vingtaine de kilomètres dans une voiture ancienne récemment acquisse par une personne de mon entourage (j'aurai presque même pu la conduire si j'avais pas eu si peur de la casser...), et je dois dire quand même, que les vieilles caisses, ça a une p***** de grande classe (ce qui 'est pas mon cas..) !!! Bon, je dis pas que faire le tour de la France à l'arrière soit d'un confort exceptionnel, mais le côté rétro est très agréable à l'œil et à l'esprit.

D'autant que l'ambiance sur la route est vraiment différente, les regards sont bienveillants sur ce véhicule étrange, alors que rien n'est aussi agressif d'ordinaire que les automobilistes.

Bon, ben voilà encore un truc qui s'ajoute sur ma liste au Père Noël... un jour peut-être...

mardi 20 juillet 2010

Récit

Pour garder quand même une trace de cette soirée saintaise.

J'aurais aimé être plus en état de profiter. Pourtant, encore de jolis souvenirs. Une soirée en plein air dans le magnifique jardin de X. et V., avec un barbecue côte de bœuf à tomber. Puis une fin de soirée calme, où je m'essaie aux jeux vidéos (définitivement pas assez patiente). Pour une fois, l'effectif complet reste dormir, ce qui nous vaut un agréable petit déjeuner le lendemain matin. Ensuite, il faut se quitter.

Je constate encore une fois combien je me sens bien avec eux...

dimanche 18 juillet 2010

Bon ben voilà...

... je le savais bien que ma petite escapade saintaise serait difficile à gérer en ces temps de moral en berne...

Ça se confirme...

... et pourtant je ne regrette pas.

vendredi 16 juillet 2010

Billet sans titre

Je suis envahie de drôles de sentiments (contradictoires) en cette fin de vacances...

D'abord, parce que je sors de quelques semaines compliquées.
Parce qu'il m'a bien fallu ces 3 semaines de vacances pour m'enfuir un peu et me remettre les idées en place.
Parce que j'ai entamé (et presque terminé) un grand ménage et tri dans mes affaires comme seuls en connaissent d'ordinaire mes déménagements.
Parce que la sérénité revient doucement, sans doute aidée par la perspective toute proche de reprendre le travail. (Je ne suis décidément pas faite pour jouer les parfaites petites femmes d'intérieur, même si ce grand rangement a contribué à ranger aussi dans ma tête).
Parce que j'ai eu l'agréable surprise d'avoir été trop pessimiste.
Parce que ma dernière semaine a été consacrée à faire le tour de mes amis hors de Poitiers.
Parce que demain je retourne à Saintes.

Alors cette journée me rappelle une autre époque... un doux après-midi... et puis un autre, pas sur ce blog, d'à peu près la même époque, mais beaucoup moins doux (un des derniers souvenirs de mon époque vengeance par la nourriture).

Plus que 4 jours à m'autoriser cette nostalgie, après je me force à aller de nouveau de l'avant.

14 juillet in Parthenay

Dernière semaine de vacances, tournée des potes. Après l'escale à Angers, 14 juillet à Parthenay... ou plutôt fin de journée à Parthenay.

Non, parce que j'ai définitivement pas de bol avec la météo.... la pluie, le vent, ont différé mon départ de plus d'une heure. Mais bon, la tempête s'étant quelque peu calmée en soirée, on pourra quand même aller faire un tour au FLIP qui se bat avec la tornade (on s'est demandé plein de fois si on allait pas se prendre une tente sur la tête...).

Le FLIP, ça me rappelle ma jeunesse, mes potes de fac, l'époque où ils essayaient (presque vainement) de me faire ingurgiter les règles de leur toute dernière découverte. Ben là, ça m'a fait prendre un sacré coup de vieux, surtout en voyant dans l'espace multimédia des espèces de zombies qui jouent à faire de la musique en groupe devant un écran, sans passion, posés côtes à côtes mais sans aucun lien social entre eux. C'est tellement pas ça la musique... Ça doit faire vibrer, ça doit se jouer les uns avec les autres, pas contre les autres... bref, je suis une vielle conne... mais là j'assume ! Elle est passée où la jeunesse de 15 ans qui rêvait de devenir star du rock et qui répétait avec des instrus pourris au fond des caves ??

Après on est rentré tranquille, jouer le barbecue à pile ou face. (Ché kro bon les les barbecues...). Pis on a regardé de loin le feu d'artifice. J'espère que le lendemain matin n'a pas été trop dur pour les parthenaysiens... qui ne sont pas vacances... eux...

Note à mes hôtes pour l'année prochaine : commander du soleil, et couper ce p***** de sapin qui bouche la vue pour le feu d'artifice. ;)

mardi 13 juillet 2010

A day in Angers...

angers.jpg

Comme je saisis en ce moment la moindre occasion pour partir de Poitiers, j'ai bien entendu saisi sans hésier celle qui m'a été offerte de passer la journée à Angers.

D'abord, Angers se mérite. Il faut savoir résister aux déviations et autres embouteillages dus aux travaux multiples et variés dans la ville et alentours. Je m'en suis sortie avec une demi-heure de retard...

Ensuite, déambulation dans les rues de la ville. Un peu comme pour Toulouse, ça fait du bien d'être dans une ville un peu plus grande qu'un petit pois (j'ai pas fais exprès pour la référence, mais finalement, elle est plutôt bienvenue...). Un centre ville agréable avec plein de jolies façades. Des magasins, des restos, des bars à foison... 

Une petite adresse resto bon et pas cher à retenir : Le Grandgousier (pas de lien sur leur site, il n'est vraiment pas à jour, dommage...)

Après-midi entre filles, tranquille... à renouveler dès que possible...

Une ville avec une agence de communication dans une péniche... c'est pas une belle ville ça ??? (cf. photo tout en haut du billet).

Ça fait vraiment du bien d'être loin de Poitiers...

Pour le crédit de la photo de gauche, faut cliquer dessus.

samedi 10 juillet 2010

Je crois que je suis de mauvaise humeur en ce moment...

Un jour, quand je serai grande... que j'aurai un bon métier qui rapporte, fait un bon mariage, gagné au loto, euh.. bref, un jour, j'aurais un jardin. Mais pour le moment, je n'en ai pas. Alors je vais prendre le frais dans les jardins publics de Poitiers.

Et c'est marrant mais je constate que moins les gens sont seuls, moins ils aiment la solitude.

C'est comme ça qu'étrangement, alors que le parc est grand, et que la place ne manque pas, une mère de famille de 4 enfants à cru bon de venir poser son derrière à environ 2 mètres de moi avec ses mioches... Alors je suis d'accord que chacun est libre en ce beau pays (et c'est tant mieux) mais là faut pas pousser... on a pas assez chaud en ce moment qu'on soit obliger de se coller les uns aux autres (et de venir faire ch*** les gens qui veulent être tranquille) ??!!

P*t***, y'a même pas moyen de déprimer en paix le samedi après-midi !!

jeudi 8 juillet 2010

Constatations anthropologiques

Ces vacances auront été presque entièrement dédiées à mes neveux et nièces.

Après un séjour dans les Pyrénées avec une adolescente de 13 ans (A), quelques jours avec un bambin de 6 ans (L). Et force est de constater que ces deux populations enfantines ne possèdent pas le même rythme de vie.

Différence n°1 : le réveil... Difficile de tirer A. du lit à plus de 8 heures le matin pour entamer la journée à une heure décente, L. en revanche fait des grasses matinées jusqu'à... 7 heures ! (6h30 ce matin, ça fait mal...)
Différence n°2 : le coucher... impossible de faire taire la piplette A. avant 23h alors que L. est couché paisiblement à 20h30.
Différence n°3 : l'enthousiasme... S'il est parfois difficile de savoir si A. est contente, ou si elle a envie de faire quelque chose (exception faite de son engouement pour le restaurant Le Castera), en revanche L. est plus qu'enthousiaste à l'idée d'aller à la piscine (même si ça tourne un peu à la fixette), d'aller jouer au parc ou de faire des dessins.
Différence n°4 : l'auto... si A. parait posséder le même goût que moi pour les balades en voiture, les longs trajets sont beaucoup moins appréciés par L., même s'ils sont l'occasion d'un pique-nique.

Il existe néanmoins quelques similitudes : une curiosité sans limite, et un besoin quasi constant d'attention...

Et si la garde de mes plantes vertes est techniquement bien moins fatigante, ces deux gamins (et leur sœur) sont tellement plus attendrissants...

lundi 5 juillet 2010

Partir et... revenir

Je vais laisser quelque peu de côté mes (éternels) états d'âmes sur la vie, et me contenter de raconter mon début de vacances.

D'abord, un départ anticipé, pas envie de rester sur Poitiers. Quelques jours au calme (somme toute relatif entourée de trois enfants...) et de soleil chez ma sœur. Journée shopping à Toulouse entre pépettes avec ma nièce, puis départ vers les Pyrénées. Là, le beau temps nous a à peine laissé le temps d'une randonnée avant de laisser la place à la pluie et aux nuages. Il a donc fallu trouver d'autres moyens de passer le temps et de découvrir la région. Un passage au gouffre d'Esparros et au château de Mauvezin (dommage pour la vue, rien que du brouillard...).

Les paysages sont pourtant splendides, il me faudra revenir une prochaine fois pour en profiter pleinement.


Pour info : La station de ski de fond de Nistos (pour les randonnées en été)

Heureusement, côté hébergement et gastronomie, (presque) rien que du bon : une chambre d'hôtes (La Souleillane) à Saint-Laurent-de-Neste de qualité avec un excellent accueil (une première soirée à l'anglaise me donne envie de partir pratiquer les langues étrangères chez l'autochtone), et une table (Le castera) à Nestier à recommander chaudement.

Au retour en région toulousaine, c'est la fête dans le village chez ma sœur, une sympathique soirée au son du funk (ma toute nouvelle passion) sous le soleil retrouvé.

Encore une dernière journée pour profiter d'un autre air que celui de Poitiers, puis j'entame le retour vers ma vie, avec un petit sursis de deux jours sous la forme d'un petit bout de chou de six ans...

mercredi 2 juin 2010

Il est 3h02...

...et je rentre à peine.

Couchée à deux heures hier, loupé le réveil ce matin, et il sonne à 7h15, soit dans 4 heures.

La journée s'annonce longue et pourrait frôler les 20 heures si je ne trouve pas le temps de faire une sieste.

Le retard de la pièce ne se rattrape que peu.

J'aime pourtant tellement ce moment, il me fait vibrer et me sentir vivante.

samedi 29 mai 2010

Coupée du monde virtuel

En panne d'ordinateur...

Des signes de fatigue avant mon départ pour Toulouse, et un retour sur un écran noir.

Si l'expérience est moins douloureuse que prévue puisque je passe presque toutes mes soirées en dehors de chez moi pour cause de répétitions de théâtre, je sais à présent où ne pas emmener son ordinateur à réparer en cas de panne. Plus de 15 jours sans ordi, impossible de savoir le délai de réparation de la bête et le sentiment très désagréable de se faire foutre de sa gueule et d'être prise en otage. (j'aime pas les informaticiens... ça se confirme...)

Résumé des épisodes précédents :

We à Toulouse : temps de merde, des vacances avec ma nièce qui se précisent.

Randonnée nocturne dans le marais poitevin : où on nous a menti sur  la marchandise, les 10 km en étaient 15. Le Père Noël traine  au printemps incognito sans son habit rouge, mais avec sa barbe, en Pays Niortais et mange des saucisses frites. Casimir a soigné sa varicelle, entamé un régime sec sans gloubiboulga, et arpente la périphérie de Poitiers le we en pleine nuit.

Une pièce de théâtre qui part en vrille... mais j'en reparlerais plus tard.

Le sentiment de ne pas me poser depuis plus de trois semaines, et pour deux semaines encore. Et, déjà, l'inquiétude du vide qui va m'envahir une fois l'échéance passée et la pression redescendue.

Et tant d'autres choses encore qui échappent à ce blog faute de pouvoir les inscrire dans l'instant.  

Je vais donc attendre patiemment (pas le choix !) que le dieu informatique me rende ma machine à mots, en espérant qu'il ne se fasse pas trop capricieux.

dimanche 25 avril 2010

Du retard à rattraper

La terre a tremblé sous mes pieds la semaine dernière. Plus de peur que de mal. Mais l'article prévu est resté coincé dans ma tête.

Alors avant de rattraper le retard pris, quelques mercis, d'abord aux 2 personnes que j'ai appelé à l'aide au moment de la secousse, et ensuite à celles qui se sont trouvées là par hasard, et qui ne m'ont pas trop tenu rigueur de l'état apathique dans lequel je me trouvais alors.

"Mais que s'est-il donc passé le we dernier ?" me direz-vous, pour me ramener à des instants plus joyeux.

Un dimanche de tata. Avec ma nièce B. Cinéma pour voir Dragons, un repas au resto en terrasse, une balade en forêt, une journée bien sympathique, pleine de rire et de joie.

Le calme avant la tempête...

vendredi 16 avril 2010

Besoin de prendre l'air

Tout va bien.

Et pourtant, je ressens une nouvelle fois le besoin de partir me ressourcer. Envie de solitude, de nature.
Un peu comme si la sérénité que je connais aujourd'hui dérangeait l'habitude que j'ai d'un certain équilibre précaire.

La raison réside peut-être dans le fait que je commence à pouvoir répondre à des questions depuis longtemps sans réponses. Et que celles-ci ne sont pas toutes faciles à intégrer et accepter, qu'elles soulèvent inévitablement d'autres questions, qui ne trouvent de nouveau pas de réponses.
Et c'est étrange, mais pour une fois, il n'en résulte pas de souffrances, tout au plus quelques légères frustrations. Et un constat. J'ai pour une fois la capacité de regarder les choses, et de me dire que rien n'arrive au hasard, que la solution est là, mais que je n'ai pas encore les clefs pour comprendre, et que ça viendra bien un jour. Qu'il me suffit de profiter de ce moment étrange.

Alors je vais partir méditer sur tout ça. Pas forcément loin.
Juste un peu ailleurs.

jeudi 8 avril 2010

P... de bon we

Je viens de passer un des meilleurs we depuis longtemps, et pourtant, je n'ai rien à en dire.

Peut-être parce que je peux savourer la simplicité du moment, et que ce blog me sert habituellement à essayer de démêler les choses.
Peut-être parce que je veux savourer la douceur du moment, puisqu'il m'épargne à présent les frustrations du retour sur terre.

Et pourtant, me revoilà face à mon écran, avec un irrépressible besoin de garder une trace de ces moments magiques (même si l'écrire me demande un effort incroyable) pour réconforter les mauvais jours à venir (parce qu'il est sûr qu'il y en aura).

Vendredi soir - Parthenay : La bouteille de champagne promise pour fêter mon embauche a donné lieu à une soirée raclette mémorable.  Mais que dire de plus sinon que l'extraterrestre est toujours fidèle à lui-même, et qu'il fut source de bien des éclats de rire.

Samedi : journée de répétition Just 4 Fun,

Samedi soir - Saintes : là aussi j'avais promis le champagne. Du pur bonheur. Ils me manquent. Elle me manque cette complicité que je ne retrouve pour le moment pas ailleurs. Ces moments de rires, de délires, d'où se dégage comme une sorte de tendresse (simple comme une histoire de langoustines...). Tout cela me fait terriblement défaut, et en même temps, je sais que c'est toujours présent, je peux le mesurer chaque fois.
J'ai passé le cap des regrets, et je profite aujourd'hui pleinement des rares moments avec eux, sans anticiper la difficulté du retour. Puisqu'il ne l'est plus, difficile. Et que quoi qu'il advienne, rien ne peut m'enlever le bénéfice d'avoir croisé leur chemin.

Dimanche - le retour : parce qu'il faut bien redescendre du nuage à un moment... et essayer de récupérer un peu.

Et puis il y a un lundi après-midi agréable.

jeudi 1 avril 2010

Deux mois.

Et je n'en reviens toujours pas à quel point ce nouveau travail à changé ma vie.

Je me trouve calme, sereine, voire même positive par moment.

Je viens enfin de poser mes valises à Poitiers, après deux années d'errance intérieure, et paradoxalement, je n'ai presque jamais été si peu chez moi. Je vagabonde d'un bout à l'autre de la région. Après la Charente pour le concert des Ogres de Barback, il y a eu les Deux-Sèvres pour une journée étonnante.
Puis il restait encore des personnes avec lesquels j'avais envie de partager tout ça et que je n'avais encore pas pu voir ces 2 derniers mois, qui vont me conduire en Deux-Sèvres et en Charente-Maritime.

J'envisage aussi un très prochain passage à Nantes.

Parce que le chômage aussi fait faire des rencontres fabuleuses...

Et puis il y a le théâtre, avec le montage de la pièce qui débute. Le temps presse désormais, plus que 2 mois... Il va falloir apprendre les textes, ce qui est loin d'être mon sport favori...

jeudi 11 mars 2010

Escapade à Rouillac

Il faut bien que je raconte quand même quelques une de mes tribulations, qui sont fort nombreuses en ce moment.

Samedi dernier, à peine remise, d'une fête d'anniversaire somme toute tardive et arrosée, me voici partie avec K. direction Rouillac pour un concert des Ogres de Barback. Sans GPS, seulement un itinéraire Mappy et nos petits cerveaux pour arriver à destination. Et miracle de la science, nos cerveaux de filles nous ont bien guidés.

Arrivées aux portes de la salle "Le vingt Sept" gérée par La Palène, nous annonçons fièrement que nous avons réservé par téléphone. Et là, on nous dit que rien n'est noté. Ben ça m'étonne même pas, vu le contact que j'avais eu la veille au téléphone ! Heureusement, le concert n'est pas complet et on nous vend 2 places sans problème.

Une première partie sympathique mais sans plus, avec quelques morceaux franchement décevants. Un concert principal extra dans une salle très agréable, suffisamment grande pour avoir un vrai spectacle, et assez confidentielle pour profiter des musiciens. Ça me replonge avec bonheur des années en arrière, quand j'écoutais ces disques en boucles.

Ça grandit le manque de Têtes Raides aussi.

Crédit photo : Ogres de Barback

mercredi 10 mars 2010

A contre-courant

Je ne suis plus très bavarde sur ce blog depuis quelques temps.

En fait, je ne suis plus très bavarde, de manière globale. La dernière fois qu'on m'a demandé : "Alors, quoi de neuf ?", j'ai répondu : "ben , pas grand chose, tout va bien, alors j'ai pas grand chose à dire".

Il y a ça, et il y a les choses qui ne se disent pas ici.

Mais c'est une période douce dans ma vie, un peu à contre-courant de ce qui se passe autour de moi, des échos que j'en ai. Alors, oui, ça a un côté injuste... mais j'ai eu mon lot d'emmerdes aussi y'a pas si longtemps... et sans être déconnectée totalement du monde, j'essaie de profiter de ce petit moment de grâce.

Et après deux années tortueuses (qui en promettent peut-être encore d'autres), je peux enfin me poser, regarder en arrière, sereinement, sans regrets, et commencer à faire quelques bilans.

Le principal, dont j'ai déjà beaucoup parlé ici, c'est de prendre VRAIMENT conscience à quel point Saintes m'a grandie, portée, soignée. Elle est restée longtemps dans mon cœur (et y gardera probablement toujours une place particulière), j'étais incapable alors de comprendre pourquoi cet acharnement de mon tout mon être à regarder en arrière. Je sais aujourd'hui que je n'étais pas prête. Elle m'a accompagné dans des moments douloureux, que je n'aurais probablement pas supporté si je ne m'étais raccroché à ce possible ailleurs et autrement. Cet ailleurs, cet autrement, ils sont ici et maintenant, et je peux enfin faire le deuil de ce que je n'ai plus (ou plus tout à fait). Je sais que je peux regarder apaisée les signes qui me parviennent de Saintes, qu'ils me font chaud au cœur, et ne me piquent plus la poitrine.

Saintes m'a appris à ne plus avoir peur de chuter, que l'on ne se blesse pas toujours lorsqu'on tombe.

Elle m'a appris à rencontrer les gens. Elle m'a appris à les aimer.

Ce nouveau travail a remis de l'ordre dans ma vie, dans tous les domaines. Et pour la première fois depuis deux ans, je m'intéresse à mon futur.

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