Fâchée depuis peu avec le TAP, (oserais-je voir quelque snobisme dans la politique de cet établissement que je continue pourtant à aimer), je n'aurais probablement pas la chance de voir un jour un concert de musique classique dans l'auditorium. Et c'est dommage. Je veux croire qu'écouter un orchestre symphonique dans ce lieu dédié doit être un instant de pur bonheur, d'une rare sensibilité.

Alors en attendant d'être réconciliée avec le grand cube jaune, j'ai assisté au Requiem de Mozart au Palais des Congrès du Futuroscope, par l'orchestre et le chœur de la Symphonie Mozart de Prague.
On attendait cette soirée depuis longtemps avec L. et M. Hélas pour moi, la journée avait été éprouvante, et je n'était pas dans las meilleures conditions possibles pour profiter pleinement.
Ce fut pourtant un bon moment. Pas sensationnel, mais du moins agréable. D'abord parce que le requiem de Mozart est, de toute manière, splendide. Ensuite parce que le voir jouer en direct est époustouflant, on constate à quel point les musiciens et chanteurs peuvent être précis, dans les respirations, les nuances... Un coup de chapeau particulier pour le chœur, et aussi pour les cuivres à la douceur surprenante pour des instruments que je qualifierais "d'explosifs". Quelques points négatifs cependant : la salle d'abord, si le son est correct pour un Palais des Congrès, il est évident qu'elle n'est pas prévu pour un orchestre symphonique, le son est très mat, ne permettant pas à la musique d'envahir et d'occuper "rondement" la salle. Ensuite, j'aurais préféré un peu plus de sobriété dans l'interprétation des la mezzo soprano et du ténor (à noter qu'il avait un faux-air de Sarko notre ami ténor, tout petit, mal habillé, il ressemblait à un petit tonneau, pas mieux pour la mezzo soprano au niveau vestimentaire, pas très flatteur pour son physique... tous les solistes arborant une sorte d'air très inspiré, au point que j'ai du souvent fermer les yeux apprécier la musique et éviter que mon état de nervosité du jour ne déclenche une crise de fou-rire à la vue de cette sorte de bouffonnade !))